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Le cirque de Mafate depuis le Piton Maïdo

22 Mars 2011

Le réveil a déjà sonné depuis un moment, je me lève vers 5 h 30, il fait nuit mais la lune éclaire encore notre jardin. La fraîcheur avant le lever du soleil est bien agréable. Le soleil se lève peu après 6 h, nous préparons le pique-nique, prenons une douche puis partons vers 6 h 50. Le thermomètre à la boulangerie affiche 21°C. Nous passons par Saint-Gilles-les-Hauts pour monter au Piton Maïdo. La route monte raide au début, nous passons par des plantations de canne à sucre puis devant des distilleries de géranium à la Petite France. Nous entrons ensuite dans une forêt puis atteignons une aire de pique-nique avec des kiosques et des installations pour le barbecue. Ensuite, nous sommes sur la lave avec des broussailles : une espèce de lande désertique. Puis la route devient étroite et chaotique jusqu'au sommet où un parking bus et un parking voitures ont été aménagés. Après environ 40 km de route, nous sommes à 2200 m d'altitude, et pourtant la mer que l'on aperçoit parait toute proche. Du parking, il nous reste 200 m à faire pour atteindre le belvédère où des barrières nous empêchent de tomber dans le vide, quelques 1000 m plus bas, dans le fond du cirque de Mafate.

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Je reconnais bien ce que j'avais vu il y a 22 ans, le cirque de Mafate avec les nuages qui en montent. Les sommets se découvrent et se recouvrent. Par moment, on voit les toits des maisons briller sous les reflets du soleil. À d'autres moments, les nuages nous enveloppent puis ils se dissolvent et le soleil réapparaît.

piton-neiges-maidoen haut : le piton des Neiges, en bas : le cirque de Mafate

Malgré notre arrivée matinale, les nuages s'installent très tôt, presque avant 9 h. Nous ne voyons jamais tout le cirque de Mafate.

cirque-de-mafatepar moments, on voit les toits des maisons briller sous les rayons du soleil

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vue sur la mer depuis le Piton Maïdo

 

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Nous partons ensuite faire une balade sur le chemin de la Glacière. Nous marchons sur de la roche volcanique recouverte de petits arbustes. Nous reconnaissons aussi des ajoncs que l'ONF enlève.

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barbe-saint-antoinebarbe de saint Antoine

Un observatoire du climat de la Réunion est en construction juste à coté du parking. Nous reprenons la voiture pour descendre un peu la route du Maido et trouver un endroit pour pique-niquer. Nous nous arrêtons juste avant l'aire de pique-nique le long d'un radier avec un abri. Saucisson, chips et achards de légumes. Nous continuons notre descente et nous arrêtons dans une distillerie de géranium à Petite France : la distillerie « l 'Alambic » tenu par la famille Bègue. Le propriétaire nous montre son alambic d'où s'échappent de très bons effluves. Nous achetons des huiles essentielles dans son petit magasin.

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L'alambic de J.Y. Bègue

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Avant la fin de la descente, nous nous arrêtons pour visiter le village artisanal de l'Eperon construit sur une ancienne sucrerie. Il subsiste encore un wagonnet et la grande cheminée.

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Poursuivant notre descente vers Saint-Gilles, je souhaite revoir le chemin qui mène aux 3 bassins : le bassin des Cormorans, le magnifique bassin des Aigrettes et le bassin Malheur. Je dis revoir, car l'accès est fermée parce qu'il est devenu dangereux (risque de chutes de pierres) et pour éviter la baignades dans les eaux bleu turquoise des bassins servant à fournir l'eau potable de Saint-Paul. C'est bien dommage car l'endroit était paradisiaque. Les cascades en voile au bassin des Aigrettes et l'eau bleue en font des vues typiques de cartes postales. En plus, je me souviens que pour aller à l'un des bassins, il faut marcher dans une ravine les pieds dans l'eau et passer dans des tunnels.

Nous rentrons ensuite dans notre bungalow pour profiter de la fin d'après-midi et se baigner dans le jacuzzi.

Après le dîner, nous préparons notre excursion pour demain et ne tardons pas à aller nous coucher.

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